Cécile Serilas

Les objectifs de 2013

Bonjour à tous!

Dernièrement je n’ai pas beaucoup parlé des 7 sommets et du déroulement des 5 sommets qu’ils me restent.
Je pense que le plan pour l’année 2013 va être principalement de réussir ma formation de pilote que j’ai finalement décidé de faire à Air Richelieu au Canada.

Je me suis fixée comme objectif de finir ma formation en décembre ou janvier prochain.
Et je pense planifier une expédition Aconcagua pour janvier 2014, ceci n’est encore qu’une idée mais c’est dans mes plans.

Pour ce sommet là je veux être au top de ma forme c’est pour ça que cette fois ci je m’y prends tôt.
Il va bien sur avoir la question du budget et je vais évaluer ça dans les semaines qui viennent.

Les 7 sommets sont toujours bien présent mais un peu moins intensément qu’il y a quelques temps.
Je tiens vraiment à la réussite de ma formation de pilote.

Ce sont pour le moment mes 2 rêves ou 2 grandes ambitions et j’espère arriver à accomplir les deux.

Ne cessez jamais de rêver THE SKY IS THE LIMIT

Nos rêves nous appartiennent et personnes n’a le pouvoir de nous en éloigner!

Conférence Salon Rando-Aventure

Bonjour à tous!

La conférence fut une très belle expérience que j’ai beaucoup apprécié.
J’ai été vraiment ravie de pouvoir partager mon rêve avec d’autre gens.
Il y a des échanges intéressant.

Je dois dire que pour une première ça s’est vraiment bien passé.
j’espère avoir encore l’occasion de faire d’autres conférences.

Voici quelques photos de la conférence à Tournai.

Photo Conférence 1

Photo Conférence 2

Photo Conférence 5

Conférence “The Sky is the Limit” au Salon Rando-Aventure à Tournai

Bonjour à tous!!

Celà fait bien longtemps que je n’ai pas mis le site à jour, je reviens donc au nouvelles.

J’ai été invitée ce week end 2 et 3 mars à donner une conférence au salon rando-aventure organisé à Tournai.

Je suis très heureuse d’avoir la chance de pouvoir venir partager avec vous mon expérience et mon vécu depuis le début du projet 7 sommets.

Ma conférence débutera le samedi à 14h et le dimanche à 14h.

Rendez-vous ce week end et THE SKY IS THE LIMIT

Pour plus d’info www.rando-aventure.be

Expedition Elbrouz

Bonjour tous, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis la dernière fois que j’ai donné des nouvelles.

J’ai atteints le sommet de l’Elbrouz le 5 juillet à 11h du matin. Finalement mon père n’est pas parti avec moi du a un problème de sponsoring.

C’était une expédition bien plus dure que le Kilimandjaro. Cette fois ci j’ai bien senti l’altitude et son effet sur moi.
Quand nous avons commencé l’ascension de nuit vers 1h du matin je me sentais pas super, j’étais assez fatiguée et j’ai cru a un moment que je n’y arriverai pas. Notre équipe était un groupe de 7 personnes. Seulement 4 sont arrivés au sommet et j’en ai fait partie.

Etant donné que certaine personnes dans notre équipe n’était pas certaines d’arriver au sommet et en règle générale un second guide nous a accompagné pour l’ascension au sommet. Le second guide était là au cas où certaine personnes devaient redescendre.

Après quelques heures de marche vers 4-5h du matin nous nous avons fais une pause pour boire un coup et se reposer 10 minutes. Et là 3 personnes ont décidés de redescendre.

Nous avons donc continué l’expédition à 4. Etant donné que l’Elbrouz est une montagne a 2 sommets à un moment, pendant le levé du soleil on se retrouve entre les 2 sommets qui est appelé “the saddle”.

Après avoir franchi la saddle il reste 2 heures jusqu’au sommet. Pour être honnête j’étais vraiment contente d’être arrivée a la saddle, nous nous sommes arrêtés 30 minute pour manger quelque chose. Quand on arrive à la saddle on a déjà 7 heures d’ascension dans les pattes sans avoir beaucoup bu ni mangé donc ce break là fait du bien.

D’ailleurs quand on est reparti je suis partie dans les premier du groupe, avant ça j’étais plutôt derrière a réserver mon énergie pour la fin. A une moment on arrive comme au dessus de la montagne sauf qu’on est pas encore exactement au sommet. Et c’est là qu’on commence a se demander quand est ce qu’on va y être parce qu’on marche alors sur un genre de terrain vague presque plat a peine vallonné. Et puis je l’ai enfin vu, j’étais tellement motivé que je suivais mon guide juste derrière lui alors que tout les autre étaient derrière. Mon guide m’a laissé le champ ouvert et m’a laissé arrivé au sommet la première. Les 10 dernier pas jusqu’au sommet sont vraiment les plus dure, parce qu’il y a une bute très pentue et a cette altitude là j’avais vraiment du mal a respirer.

J’étais vraiment très contente au sommet, c’était une ascension vraiment très dure et j’étais fier d’arriver au sommet.
 

2ème Expedition Mont Elbrouz

Comme je l’ai mi dans mon article précédent j’ai bien réussi mes examens pour intégrer l’école de pilote.

Mais il n’était pas dans mes plans de commencer en novembre, j’ai donc mi un petit temps à me faire à cette idée et surtout qu’est ce que je vais bien faire pendant 6 mois.

Je pense que la réponse à cette question est évidente: UNE SECONDE EXPEDITION bien sur.

Quand je suis rentrée du Kilimandjaro j’ai un peu regretté de devoir arrêter après avoir débuter. Mais finalement il s’avère que j’ai le temps de faire une seconde expédition.

Cette fois ci se sera un peu spécial, j’ai proposé à mon père de m’accompagner.
Il m’a souvent dit qu’il voulait faire un sommet ou l’autre avec moi mais jusque là sa santé ne le lui permettait pas.

Il a du subir 2 opérations de la hanche pour avoir 2 prothèses totales, c’est 2 opérations lourdes en même pas un an et demi qu’il a subi.

Mais il est un exemple parce qu’il nous prouve qu’on peut toujours nous relever et qu’il n’est jamais trop tard pour commencer de nouvelles choses, car lui n’a jamais fait d’alpinisme.

Nous partirons le 29 juin et l’expédition débutera le 1 juillet. Nous partirons avec le 7 summits club et se sera une expédition de groupe. Il y aura d’autres gens avec nous… Ce sera l’occasion de faire connaissance avec d’autres alpinistes.

Les tests de sélection pour l’école de pilote

En revenant du Kilimandjaro j’avais déjà mon prochain objectif en tête: être admise à Sabena Flight Academy.

La première étape 2 tests:

  • Physique (minimum 12/20 pour réussir)
  • Anglais (Minimum 48/80 pour réussir)

Si les 2 tests sont réussi alors on peut passer à la 3ème étapes des tests de sélection qui est le test ADAPT.

Pour la première étape je n’avais pas trop de doute ni d’appréhension pour le test d’Anglais, en revanche le test de physique me faisait plus peur.

J’ai donc pris mes précautions parce que je savais que la Sabena organisait des cours de physique pour se préparer au test.
J’y ai donc participer et je m’étais inscrite à la première date possible de test après les cours.
J’avais les cours donc du 20-24 février et j’ai passé les tests le 27.

Il s’est avéré que cette méthode m’a apparemment porté chance parce que j’ai réussi les 2 tests avec plus de 80%.

J’étais donc “qualifiée” pour le test ADAPT que j’ai passé le 2 mars.

Le test ADAPT c’est une autre paire de manche.

Il est composé de

  • 1 interview d’une heure
  • 1 test de 30 min de math avec 20 questions
  • 1 test de 30 min de physique avec 20 questions
  • 1 test psychologique de 30 min
  • 2 mission d’à peu près 4 minutes sur ordinateur où il faut à peu de chose près faire 10 choses en même temps et essayer de retenir un maximum de choses

Après ce test qui a duré presque 4-5 heures au total ma mère est venue me chercher à la Sabena et m’a posée LA question: “Alors ça  été? ” à laquelle j’ai répondu “je n’en sais rien du tout mais je l’ai fais”.

Au bureau de la Sabena on m’a dit que je devrais recevoir les résultats 1 semaine plus tard. En vérité comme je suis Liégeoise et que à Liège quand on dit une semaine plus tard en fait on ne sait pas quand on aura ses résultats.

Tout à l’honneur des Flamands PILE 1 semaine plus tard à 8:30 alors que j’étais toujours dans mon lit je reçois un coup de tel de la Sabena pour me dire que je suis admise!! YESSSSSSSSSS

Le seul point négatif comme la personne que j’ai eu au tel m’a dit c’est que je ne peux pas commencer les cours en Avril parce que la promotion est complète. Mais bon est ce vraiment un point négatif? J’en doute fort!!

Bilan du Kilimandjaro

Après des semaines de silence sur le Kili je pense que je n’ai toujours pas beaucoup plus à dire.

Comme je l’ai dis avant, cette expé s’est passée comme elle devait se passer.
Je pense que si je ne trouve pas les mots pour en parler, c’est que ça me parait comme banal.
Je me suis dis en rentrant, ben oui! C’était que le Kili, le soi-disant plus facile des 7 sommets.

Est ce que je suis assez grande, assez forte, pour faire des expé plus dures?
Parce que des remarques me disant que je ne suis pas assez grande, pas assez forte ou simplement que ce n’était pas un défi pour moi j’en ai reçues.
Mais j’ai tenu bon parce que ce projet me tient à coeur.

Avant d’aller sur le Kilimandjaro je pensais que je resterai toujours bloquée au 4500m d’altitude auxquels j’ai du m’arrêter au camp de base. Et pourtant au final je suis allée jusque 5895m.

Alors C’EST POSSIBLE!!

Je voulais aussi remercier:

- mon mentor Manuel Pizarro pour ses conseils
- Respicius Baitwa parce que c’est vraiment le meilleur guide sur le Kilimandjaro
- mon sponsor l’entreprise Beckers qui a cru en moi
- mes parents qui ont toujours été là pour moi
- tout les gens qui m’ont encouragé

Jour 5 “Respicius Camp” à Uhuru Peak

Le veille avant d’aller dormir Respicius m’a bien expliqué comment on procéderait pour le JOUR J. Il m’a bien dit qu’on entendrait certainement les autres équipes qui montent passer devant notre campement.

J’étais tellement excité à l’idée de partir vers le sommet et d’enfin accomplir mon objectif que je n’ai presque pas dormi. Comme convenu nous avons mangé un petit déjeuner vers 3:30 avant de partir puis nous sommes parti un peu avant 4 heure, il faisait toujours nuit. On peut voir comme l’excitation sur mon visage. (rire)

Il faisait vraiment froid avant que le soleil se lève et j’avais quand même un peu mal à la tête mais aussi près du sommet on y pense pas. Le sommet paraissait vraiment tout près du moins la partie très vertical.

Mais au Kilimandjaro il faut toujours marcher très lentement. Ca nous a donc pris 6:25 pour monter jusqu’au sommet. Avant le sommet on arrive à STELLA POINT. En gros il faut atteindre le ciel. C’est le bord du cratère.

Voici Respicius et moi-même à STELLA POINT

Quand on est là on touche presque au but mais il y a encore le dernier effort à faire. Il faut contourner le cratère et encore prendre 100m d’altitude et puis on y est.

Voyez vous le mini panneau vert du même style que celui de STELLA POINT. C’est là que nous devons aller.

Les dernières 45 min de l’asension. Et puis enfin après 6:25 de marche nous sommes arrivé au sommet.

La satisfaction que j’ai éprouvé au sommet était un peu bizarre, je pensais que se serai l’éclate mais j’ai juste savouré intérieurement le sommet et admiré le paysage.

Cette expédition, en fait, s’est passée comme elle le devait. Lors du trek au Nepal il s’était passé tellement de chose en 2 semaines à cause des incidents survenus que là j’ai eu l’impression de rentré bredouille, comme si je n’avais rien à raconter. Bizarrement aussi je n’ai pas senti la fatigue ou l’essoufflement dû à l’altitude. Je pense que je m’attendais à plus dur que ça au sommet. Mais je me suis bien concentré sur ma respiration et tout s’est très bien passé.

Bref me voilà rentrée avec un sommet en poche, plus que 6 maintenant. Même si les 7 sommets vont devoir être mis entre parenthèse pendant 2 ans, comme je vais commencer ma formation de pilote de ligne, je prépare quand même en partie mon prochain sommet qui sera certainement l’Elbrouz.

Un grand merci à mon sponsor, l’entreprise Beckers. Merci aussi à tous les gens qui m’ont envoyés des petits mots et qui m’ont supporté. Merci à mes parents qui m’ont aidé au tout début quand je suis arrivée en Afrique et que j’ai eu un peu le mal du pays.

Je remercie aussi mon mentor Manuel Pizarro, sans qui rien ne se serais passé.

 

Jour 4 Karanga Camp à Barafu Camp 4600m

Ce matin changement d’équipement. Je sors le pantalon noir et change de polar. Les nuits sont vraiment fraîches à ces altitudes. J’en ai pour preuve le givre sur la tente.

Comme d’habitude nous avons pris le déjeuner dans la tente jaune, on pack et puis on est parti. Aujourd’hui nous avons pu nous lever un peu plus tard vu qu’il ne faut que quelques heures pour aller jusque Barafu Camp, le dernier camp avant le sommet. Sauf que avec Respicius on ne fait pas tout à fait comme tout le monde, et c’est beaucoup mieux. Normalement comme je l’ai dis au dessus on devions aller jusque Barafu mais nous sommes allé un peu plus loin que Barafu pour pouvoir partir moins tôt dans la nuit pour le sommet (l’ascension se commence de nuit) et aussi pour avoir un peu moins à marcher. Respicius a d’ailleurs envie de nommer le campement où nous allons “Respicius Camp” vu qu’il n’y a que lui qui y va.

Le matin lorsque nous avons quitté Karanga voilà le chemin que tout le monde prend.

Me voici à Barafu 4600m. Il y avait beaucoup de monde à cet endroit là.

Après avoir passé Barafu nous allons à peu près 1 heure et demi 2 heures plus loin jusqu’à notre dernier camp juste avant le sommet. Je ne sais pas pourquoi en arrivant au dernier camp j’ai eu comme l’impression que j’y arriverai. Ce qui est souvent le genre de chose qu’on ne se dit pas vraiment en montagne parce que tout peut arriver et tant qu’on est pas au sommet quelque chose peut encore se passer. Mais j’étais confiante. A cette hauteur là j’avais déjà battu mon record donc j’étais déjà contente.

Le programme de la soirée étais manger puis aller dormir tôt car lever à 3 heure du matin et départ à 4 heure pour le sommet. L’avantage que je tirai d’être au “Respicius Camp” c’est que les autres équipes qui dorment toutes à Barafu elles devront partir à minuit donc j’ai quand même eu une petite nuit.

Me voici avec Barafu Camp derrière moi.

 

Jour 3 Barranco Camp à Karanga Camp 3930m

Le 3ème jour fut un jour plutôt facile. Nous avons décidé avec Respicius vu ma restriction alimentaire de sauter le jour d’acclimatation. Vu que je m’acclimate bien il a dit que c’était mieux de réduire le temps jusqu’au sommet. Le programme du jour est donc d’aller jusque Great Barranco Wall à 4200m et continuer jusque Karanga Camp 3930m.

Comme vous pouvez voir en un fin trait sur la photo lorsqu’on quitte Barranco Camp pour passer Barranco Wall y a pas mal de monde pour un petit chemin de rien du tout très raide. C’est un vrai goulot…

Et me voici au dessus de Barranco Wall à 4200m avec le sommet derrière moi.

Et comme je vous l’ai dis ce fut une courte journée qui fait du bien. Pas trop dur et nous sommes arrivés à Karanga Camp pour le lunch.

Pour passer le temps jusqu’au soir Respicius m’a appris à jouer au yatzi. Un jeu très simple qui passe bien le temps quand on a des heures à tuer dans une tente.